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Un investissement de 35 millions réalisé dans l’usine de Lièpvre. La création d’une seconde équipe se traduira par une cinquantaine d’embauches.

En décalage avec l’atonie actuelle du marché français de la cuisine, les marques Schmidt et Cuisinella poursuivent leur marche en avant, avec des gains réguliers de 2 % de parts de marché par an. « La meilleure stratégie est d’aller de l’ avant pour améliorer nos capacités et nos conditions de fabrication », répète Anne Leitzgen, la jeune dirigeante de l’entreprise familiale, créée après la dernière guerre par son grand-père dans la Sarre, à l’époque rattachée à la France.

Après la construction d’une seconde usine à Sélestat en 2009 et l’extension de la première en 2011, soit 85 millions d’investissements, la Société Alsacienne de Meubles (SALM) modernise et étend son usine de Lièpvre (Haut-Rhin), son site historique en Alsace. Un investissement de 35 millions d’euros.

La première phase de cette extension de 2.000 m² vient d’être lancée et le nouveau bâtiment devrait être prêt avant l’été pour accueillir des lignes de production automatisées intégrant l’usinage, le placage, la découpe, le perçage et le conditionnement.

Sur mesure

Comme à Sélestat, la fabrication sera intégrée et pilotée par informatique suivant les entrées de commandes transmises par les 700 magasins concessionnaires à l’effigie d’une des deux marques. Pas question d’entretenir de stock de produits standards, tout est fait sur mesure. La capacité de production de Lièpvre progressera de 30 % dès la fin de l’année 2014. Et une seconde équipe sera mise en place, avec 50 créations d’emplois.

A Sélestat, à 15 kilomètres de là, une troisième usine est déjà projetée. « Tout dépendra de l’évolution des marchés, mais nous avons prévu la réserve foncière nécessaire pour dupliquer l’usine U2 qui fabrique déjà 300 cuisines par jour, indique la présidente du groupe. Notre ancrage familial est une force, nos décisions sont prises dans une optique de long terme et nous sommes persuadés, depuis l’origine, que c’est en investissant en période de crise que l’on parvient à faire la différence. »

20 % à l’export

La société s’est hissée au premier rang des fabricants français de cuisines et au cinquième rang en Europe. Elle réalise avec son réseau de concessionnaires un chiffre d’affaires de plus de 1,3 milliard d’euros et emploie 7.500 salariés. Les 4 usines, dont celle de Türkischmühle en Sarre, comptent 1.500 personnes et réalisent un chiffre d’affaires proche de 400 millions, dont près de 20 % à l’exportation. Anne Leitzgen refuse de délocaliser estimant que le coût direct de la main-d’œuvre n’influe que dans une proportion de 7 %. « L’entreprise est beaucoup plus sensible aux fluctuations du coût des matières premières », ajoute-t-elle.

Source : Christian LIENHARDT, Les Echos, le 27/03/2014.

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