In Mot d'expert, Presse

Source : AC Franchise

Devenir franchisé est un processus en plusieurs étapesIl s’agit de la 2ème partie de notre article sur les 10 étapes incontournables pour devenir franchisé.

Si vous souhaitez ouvrir une franchise, vous allez devoir traverser de nombreuses étapes successives pour mener à bien votre projet et réussir.

Étape 4 : le choix du franchiseur

Choisir son franchiseur se fait par élimination ! En fonction du secteur d’activité choisi, mais aussi du budget disponible immédiatement ou après emprunt, vous allez prendre contact avec les franchiseurs potentiels qui souhaitent s’implanter dans votre région. Selon les cas, un seul ou plusieurs franchiseurs pourront répondre à vos critères. Il vous faut alors déterminer lequel correspond le mieux à votre projet. Pour cela, faites le point sur :

  • l’originalité du concept vis-à-vis de la concurrence ;
  • la qualité des produits ou services proposés ;
  • la rentabilité estimée par le franchiseur et la fiabilité des estimations ;
  • le sérieux de la sélectivité du réseau envers les candidats potentiels ;
  • la pertinence et la qualité de la formation initiale ;
  • la réactivité de l’enseigne face aux évolutions de son marché ;
  • le sérieux et la qualité de l’accompagnement ;
  • la solidité financière du réseau ;
  • le niveau de turn-over des franchisés,
  • etc.

Pour obtenir des réponses fiables à vos interrogations, plusieurs moyens sont à votre disposition : les informations contenues dans le DIP, les visites chez les franchisés installés, les enquêtes de satisfaction des franchisés, la presse et les sites spécialisés franchise… Après étude, les rencontres avec les franchiseurs viendront confirmer ou infirmer votre ressenti. N’oubliez jamais que la signature d’un contrat de franchise se fait aussi au feeling et à la confiance ! Dans un réseau vous pourrez vous sentir bien d’emblée, alors que chez son concurrent l’approche pourra être plus mitigée.

Étape 5 : le prévisionnel

Vous avez arrêter votre choix sur un franchiseur ? Il est temps désormais de rentrer dans le vif du sujet avec la réalisation de votre prévisionnel. En pratique, le prévisionnel reprend tous les éléments de l’étude de marché (étape 3) et les éléments chiffrés fournis par le franchiseur dans le cadre du DIP.
Classiquement, 3 hypothèses sont émises :

  • L’hypothèse haute : elle reprend les estimations du franchiseur.
  • L’hypothèse médiane : elle reprend les mêmes chiffres avec 20 % de moins.
  • L’hypothèse basse : elle reprend les chiffres de l’hypothèse haute avec 50 % de moins.

Bien évidemment, dans l’idéal, l’hypothèse basse à moins 50 % des chiffres de l’hypothèse haute doit a minima être équilibrée, c’est à dire atteindre le seuil de rentabilité (couvrir les charges de l’exercice).

Sachant que chaque situation est particulière (zone géographique, potentiel de clientèle, concurrence, niveaux de charges, etc), mieux vaut pour cette étape, vous faire accompagner par un spécialiste de ce type d’exercice (expert comptable, professionnel de la franchise, etc).

A l’issue de la réalisation du prévisionnel, vous devez être capable de statuer sur la rentabilité de votre affaire à 3 ans.

Bon à savoir : le soin apporté à la réalisation de votre budget prévisionnel démontre du sérieux de votre démarche. C’est crucial notamment pendant la recherche de financements complémentaires pour convaincre votre banquier.

Pour aller plus loin : Focus sur le business plan en franchise

Étape 6 : le plan de financement

Votre budget prévisionnel en poche, il est temps désormais de passer au financement de votre création. Normalement, vous devez savoir assez précisément le montant dont vous avez besoin pour ouvrir votre point de vente (investissement, besoin en fonds de roulement). Reste à réunir cette somme pour démarrer ! Comment ? En règle générale, le montant de démarrage est constitué en partie par votre apport personnel et le complément par des organismes bancaires.
L’apport personnel recouvre votre épargne, mais aussi si vous êtes au chômage, les aides de Pôle Emploi, ainsi que d’éventuelles aides et subventions octroyées par des associations et plate-formes d’aide à la création sous forme de prêts d’honneur, de caution, d’exonération de charges, etc. L’apport personnel peut aussi être les aides de vos proches (love money).
L’apport personnel doit au minimum représenter 30% du montant total nécessaire à la création. En-dessous de ce pourcentage, les banques seront plus frileuses pour prêter le complément.
Quand l’apport personnel est un peu juste, il pourra être judicieux de chercher un associé pour passer à la création.

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