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Source : AC Franchise

Une franchise est par définition rentable ! C’est l’un des engagements forts du modèle. Mais certaines franchises sont bien évidemment plus rentables que d’autres ! Qu’est-ce qu’une franchise rentable ? Explication.

La rentabilité est au cœur du processus de franchisation. Par principe en effet, un franchiseur s’engage à ce que son concept décline une activité rentable s’inscrivant dans la « réitération d’un succès ». Ceci étant dit, un concept a beau être réputé rentable, la rentabilité effective de l’activité créée va dépendre de nombreux critères parmi lesquels l’état local de la concurrence, le potentiel avéré de la clientèle, la qualité de l’emplacement commercial et le talent du franchisé !
Autrement dit, pour juger de la rentabilité d’un concept, le franchisé doit se renseigner au préalable sur :

  • le potentiel et les marges régulièrement observées dans le secteur d’activité envisagé ;
  • le potentiel et les marges au sein du concept en lui-même ;
  • l’état local du marché (concurrence, potentiel de chalandise, etc).

Tous ces éléments font partie intégrante de l’étude de marché.

Comment calculer la rentabilité d’une activité ?

La rentabilité d’une activité développée en franchise ou hors franchise se calcule dans le cadre de l’établissement du business plan. Ce calcul se base sur la définition du seuil de rentabilité.
Qu’est-ce que le seuil de rentabilité ?
Le seuil de rentabilité indique le montant de chiffre d’affaires minimum à réaliser pour atteindre un résultat nul. En-dessous de ce CA, l’activité est déficitaire. Au-dessus, elle est bénéficiaire.

Le seuil de rentabilité est exprimé en chiffre d’affaires. Il est calculé selon la formule suivante :
Seuil de rentabilité = charges fixes + charges variables / chiffre d’affaires

  • Les charges fixes sont les charges qui ne varient pas en fonction de l’activité de l’entreprise (loyer, assurance, abonnements, honoraires d’experts, remboursement d’emprunts…).
  • Les charges variables sont les charges qui varient proportionnellement au niveau d’activité de l’entreprise, c’est-à-dire en fonction de son chiffre d’affaires (achat de marchandises, salaires, impôts, royalties…).

Les charges fixes englobent les remboursements d’emprunts contractés lors de la création d’entreprise pour faire face aux investissements. Dès lors que ces emprunts sont amortis, le franchisé gagne automatiquement en rentabilité. En moyenne, l’amortissement des investissements prend 5 ans en franchise mais tout dépend bien évidemment de la hauteur des investissements consentis ! Dans la restauration par exemple, où les investissements d’installation sont importants, la rentabilité prend généralement plus de temps que dans une activité de services avec peu d’investissement.

Lors de l’établissement du business planles projections doivent être réalisées à trois ans et à cinq ans selon trois hypothèses : basse, médiane et haute.

  • l’hypothèse haute mais réaliste reprend les chiffres communiqués par le franchiseur ;
  • l’hypothèse médiane équivaut à 80 % de l’hypothèse haute ;
  • et l’hypothèse basse équivaut à 50 % de l’hypothèse haute.

L’idée est bien sûr que l’hypothèse basse assure l’équilibre entre les entrées et les sorties (point mort).

Quand le chiffre d’affaires dépasse le montant global des charges, la rentabilité est assurée. La marge bénéficiaire peut atteindre de 5 à plus de 25 % selon les concepts.

A noter : à la rentabilité d’exploitation il convient d’ajouter également la plus-value de revente de l’entreprise en fin de parcours. Le prix de vente des fonds de commerce franchisés est très variable en fonction de l’activité, de la rareté du concept, de la qualité de l’emplacement et bien sûr, du résultat d’exploitation de l’entreprise (EBE).

Lire aussi : Comment monter un business plan solide pour convaincre un banquier ?

Comment reconnaître les franchises les plus rentables ?

Vous avez envie de vous lancer en franchise mais avant de signer avec un franchiseur, vous souhaitez savoir si son concept est rentable ? Pour cela, plusieurs indicateurs sont à prendre en compte parmi lesquels :

  • Le potentiel réel du secteur d’activité : certains secteurs d’activité sont plus rentables que d’autres. L’immobilier par exemple, mais aussi l’automobile ou encore la restauration ont le vent en poupe. Parfois des niches de marché sont également rentables. Attention toutefois : certains secteurs d’activité nouveaux connaissent un engouement subit mais ils sont souvent liés à des effets de mode. L’exemple le plus concret est celui de la vente de produits de vapotage qui a connu un temps un fort développement avant de s’effondrer !
  • La notoriété du réseau : rejoindre un jeune réseau peu connu est un pari qui peut être gagnant si le concept est bien ficelé. Sinon, le mieux est toutefois de rejoindre un réseau connu et reconnu par les clients.
  • Le turn-over dans le réseau : un réseau qui perd des franchisés est un réseau qui manque de rentabilité. Cela est surtout vrai si les points de vente au départ le sont par suite de liquidations.

Les franchises les plus rentables à court terme sont celles qui proposent des investissements modestes comme les services aux particuliers ou aux entreprises par exemple. Sur le long terme, à l’inverse, ce sont les activités avec de gros investissements qui offrent les meilleurs taux de rentabilité (restauration classique, restauration rapide, commerces de l’habitat, etc)

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